Conférence des 9 & 11 juin 2026 : Le droit de propriété et ses modalités de division
La conception de la propriété évolue. Au Luxembourg aussi. Elle n’est plus aussi exclusive que par le passé. Les droits de propriété sur l’immeuble se superposent et se complexifient, la crise impose de repenser les modèles classiques. Dans les zones d’activités économiques, les droits de superficie et d’emphytéose constituent pour les acteurs publics, un moyen d’encadrer le développement économique communal, régional voire national, un outil de gestion du foncier public. Mais quels sont les limites des droits du tréfoncier, du superficiaire, de l’emphytéote ? Quid du rapport avec les autres titulaires de droit réels ou personnels (cessionnaire, locataire, usufruitiers, … ?) Quid du sort des bâtiments et aménagement en fin de contrat ?
Pour le logement aussi, les formes de propriété se diversifient. Au régime de la copropriété se greffent souvent des droits de superficie ou d’emphytéose (en particulier dans le cas des promoteurs publics), des servitudes (de tréfonds notamment), des droits d’empiètement ou de surplomb, des droits de jouissance exclusifs… L’adoption prochaine d’un cadastre volumétrique et d’un régime juridique propre à la division volumétrique inspiré du modèle belge, devrait apporter de la clarté. Les questions qui se posent pour la copropriété sont nombreuses et doivent être réfléchies dès la planification : droits de réaliser des travaux sur tout ou partie de l’immeuble en copropriété (panneaux solaires en toiture, bornes de recharge voiture, PAC, agrandissements, nouvelles constructions, etc.), responsabilités des divers intervenants, procédures à suivre en cas de désaccord…